giovedì 2 ottobre 2008

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Udienza generale del 1 - ott 2008 - sintesi della catechesi in lingua inglese

Dear Brothers and Sisters,


In our continuing catechesis on Saint Paul, we now consider two events which
illustrate Paul’s relationship to the Twelve, which combined respect for their
authority with frankness in the service of the Gospel. At the Council of
Jerusalem Paul defended before the Twelve his conviction that the grace of
Christ had freed the Gentiles from the obligations of the Mosaic Law.
Significantly, the Church’s decision in this matter of faith was accompanied
by a gesture of concrete concern for the needs of the poor (cf. Gal 2:10).
By endorsing Paul’s collections among the Gentiles, the Council thus set its
teaching on Christian freedom within the context of the Church’s communion in
charity. Later, in Antioch, when Peter, to avoid scandalizing Jewish Christians,
abstained from eating with the Gentiles, Paul rebuked him for compromising the
freedom brought by Christ (cf. Gal 2:11-14). Yet, writing to the Romans
years later, Paul himself insisted that our freedom in Christ must not become a
source of scandal for others (cf. Rom 14:21). Paul’s example shows us
that, led by the Spirit and within the communion of the Church, Christians are
called to live in a freedom which finds its highest expression in service to
others.


I offer a warm welcome to the new students of the Pontifical Irish College.
May your priestly formation in the Eternal City prepare you to be generous and
faithful servants of God’s People in your native land. I also greet the
Missionary Sisters of the Society of Mary on the occasion of their General
Chapter. Upon all the English-speaking pilgrims, especially those from Ireland,
Australia, Japan, Hong Kong, South Korea, Trinidad and Tobago, Canada and the
United States, I invoke God’s abundant blessings.

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Sintesi della catechesi in lingua francese 
1 oct 2008

Chers Frères et Sœurs,


Ce matin, nous nous arrêtons sur deux épisodes de la vie de saint Paul qui
illustrent à la fois son respect et sa liberté vis-à-vis de Pierre et des
Apôtres. Le premier est ce que l’on appelle le « concile » de
Jérusalem, convoqué pour savoir s’il convenait ou non de demander aux
pagano-chrétiens d’observer les prescriptions de la Loi de Moïse. Devant les
Douze, Paul expose son évangile de la liberté à l’égard de la Loi, et
reçoit, en geste d’approbation, un signe de communion de la part de Pierre,
de Jacques et de Jean. Cette liberté du chrétien, selon Paul, ne peut s’identifier
ni au libertinage ni à l’arbitraire, mais elle s’exprime pleinement dans le
service des frères, en particulier des plus nécessiteux. La collecte en faveur
des pauvres de l’Église de Jérusalem, l’Église Mère, sera donc le
symbole concret de cette liberté nouvelle et c’est pourquoi Paul y attachera
tant de prix et y demeurera toujours attentif.


Le deuxième épisode a lieu à Antioche de Syrie. Pierre, qui évitait la
communauté de table avec les chrétiens issus du paganisme pour ne pas
scandaliser les juifs qui avaient adhéré à l’Évangile, se voit reprocher
son attitude par Paul, soucieux de ne pas affaiblir la valeur salvatrice de la
mort du Christ pour tous. Cet incident se révèle être une leçon pour Pierre
et pour Paul, qui vaut encore aujourd’hui. C’est dans le dialogue sincère,
ouvert à la vérité de l’Évangile, que l’Église trace son chemin.


Je salue tous les pèlerins francophones présents à cette audience, en
particulier les participants au pèlerinage œcuménique Saint-Paul présidé
par Monseigneur Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, ainsi que les pèlerins
venus du Canada et de la Guadeloupe. Puisse la méditation des lettres de Paul
faire aimer toujours davantage l’Église en son mystère. Bon pèlerinage à
tous !


[01514-03.01] [Texte original: Français]

L'OSSERVATORE ROMANO Ed. hebdomadaire en français 30 septembre 2008

Angelus du 28 septembre 2008


L'humilité est à la base
de toute autorité





Chers frères et soeurs,

Aujourd'hui, la liturgie nous propose la parabole évangélique des deux fils envoyés par leur père travailler dans sa vigne. L'un d'eux dit aussitôt "oui", mais ensuite il n'y va pas; l'autre au contraire refuse sur le moment, puis il se repent et répond au désir de son père. Avec cette parabole, Jésus réaffirme sa prédilection pour les pécheurs qui se convertissent, et il nous enseigne qu'il faut de l'humilité pour accueillir le don du salut. Saint Paul aussi, dans le passage de la lettre aux Philippiens que nous méditons aujourd'hui, nous exhorte à l'humilité. "Ne soyez jamais intrigants ni vantards - écrit-il -, mais  ayez  assez  d'humilité  pour estimer les  autres  supérieurs  à vousmêmes" (Ph 2, 3).


Ce sont les mêmes sentiments que ceux du Christ, qui, en se dépouillant de la gloire divine par amour pour nous, s'est fait homme et s'est abaissé jusqu'à mourir crucifié (cf. Ph 2, 5-8). Le verbe utilisé - ekenôsen- signifie littéralement qu'il "s'est vidé lui-même" et met clairement en lumière l'humilité profonde et l'amour infini de Jésus, le Serviteur humble par excellence.


En réfléchissant sur ces textes bibliques, j'ai immédiatement pensé au pape Jean-Paul i:  c'est aujourd'hui le 30 anniversaire de sa mort. Il a choisi la même devise épiscopale que saint Charles Borromée:  Humilitas. Un seul mot qui synthétise l'essentiel de la vie chrétienne et indique la vertu indispen-sable pour qui, dans l'Eglise, est appelé au service de l'autorité. Dans l'une des quatre Audiences générales qu'il a tenues pendant son très bref pontificat, il a dit entre autres, avec ce ton familier qui le caractérisait:  "Je me limite à recommander une vertu si chère au Seigneur. Il a dit:  Apprenez de moi car je suis doux et humble de coeur (...). Même si vous avez fait de grandes choses, dites:  "Nous sommes des serviteurs inutiles". Et il fit observer:  "Au contraire la tendance, chez nous tous, est plutôt l'opposé:  se mettre en avant" (Insegnamenti di Giovanni Paolo i, pp. 51-52). On peut considérer que l'humilité est son testament spirituel.


C'est justement grâce à cette vertu que 33 jours suffirent pour que le Pape Luciani entre dans le coeur des personnes. Dans ses discours, il utilisait des exemples tirés de faits de la vie concrète, de ses souvenirs de famille, et de la sagesse populaire. Sa simplicité était le véhicule d'un enseignement solide et riche, qu'il ornait, grâce au don d'une mémoire exceptionnelle et d'une vaste culture, par de très nombreuses citations d'auteurs ecclésiastiques et profanes. C'est ainsi qu'il a été un catéchiste incomparable, sur les pas de saint Pie x, son compatriote et prédécesseur, d'abord sur la chaire de saint Marc, et ensuite, sur celle de Pierre. "Nous devons nous sentir petits devant Dieu", a-t-il dit au cours de la même audience. Et il a ajouté:  "Je n'ai pas honte de me sentir comme un enfant devant ma mère:  on croit en sa mère, je crois dans le Seigneur, à ce qu'Il ma révélé". (ibid., p. 49). Ces paroles révèlent toute la profondeur de sa foi. En remerciant Dieu de l'avoir donné à l'Eglise et au monde, tirons profit de son exemple, en nous engageant à cultiver la même humilité, qui l'a rendu capable de parler à tous, spécialement aux petits et à ceux qui sont loin. Et pour cela invoquons la Très Sainte Vierge Marie, l'humble Servante du Seigneur.



Le Pape saluait ensuite les pèlerins de langue française: 



Je vous salue, chers pèlerins francophones, qui êtes venus pour réciter l'Angelus. Par cette prière, nous faisons mémoire de l'Incarnation du Fils de Dieu et nous contemplons le "oui" immédiat et paisible de la Vierge Marie à la volonté de Dieu exprimée par l'Archange Gabriel. Que la présence de Marie à nos côtés donne à nos "oui" d'être spontanés, généreux et sans retour! Avec ma Bénédiction apostolique.



Après avoir salué les pèlerins de langues anglaise, allemande, espagnole et polonaise, le Saint-Père a conclu en italien: 



Je souhaite à tous un bon mois d'octobre, mois du saint Rosaire, au cours duquel, s'il plaît à Dieu, je me rendrai en pèlerinage au Sanctuaire de Pompéi, dimanche 19. Bon dimanche.

L'OSSERVATORE ROMANO Weekly edition in english 1 Octpber 2008

Pope's General Audience explains how faith comes with encountering a Jesus who is man, not myth

Christ lives and speaks to us today






At the General Audience in St Peter's Square on Wednesday, 24 September, the Holy Father continued his Catecheses on the life of St Paul, focusing this week on Paul's relationship with the Church and the other Apostles. The following is a translation of the Pope's Catechesis, which was given in Italian.


Dear Brothers and Sisters,


Today I would like to speak about the relationship between St Paul and the Apostles who had preceded him in following Jesus.


These relations were always marked by profound respect and that frankness in Paul that stemmed from defending the truth of the Gospel. Although he was virtually a contemporary of Jesus of Nazareth, he never had the opportunity to meet him during his public life. For this reason, after being blinded on the road to Damascus, he felt the need to consult the Teacher's first Disciples, those whom he had chosen to take the Gospel to the ends of the earth.


In his Letter to the Galatians, Paul wrote an important account of the contacts he had had with some of the Twelve:  first of all with Peter who had been chosen as Kephas, the Aramaic term which means rock, on whom the Church was being built (cf. Gal 1: 18), with James, "the Lord's brother" (cf. Gal 1: 19), and with John (cf. Gal 2: 9). Paul does not hesitate to recognize them as "pillars" of the Church.


Particularly important is his meeting with Cephas (Peter), in Jerusalem:  Paul stayed with him for 15 days in order to "consult him" (cf. Gal 1: 19), that is, to learn about the earthly life of the Risen One who had "taken hold" of him on the road to Damascus and was radically transforming his life; from a persecutor of God's Church he had become an evangelizer of that faith in the crucified Messiah and Son of God which in the past he had sought to destroy (cf. Gal 1: 23).


What sort of information did Paul gather about Jesus Christ during the three years that succeeded the Damascus encounter? In the First Letter to the Corinthians, we may note two passages that Paul learned in Jerusalem and that were already formulated as central elements of the Christian tradition, a constitutive tradition.


Paul passed them on verbally, as he had received them, with a very solemn formula:  "For I delivered to you as of first importance what I also received". He insists, therefore, on the fidelity to what he himself has received and faithfully transmits to new Christians.


These are constitutive elements and concern the Eucharist and the Resurrection; they are passages that were already formulated in the 30s. Thus we come to Jesus' death, his burial in the heart of the earth and his Resurrection (cf. 1 Cor 15: 3-4).


Let us take both passages:  for Paul, Jesus' words at the Last Supper (cf. 1 Cor 11: 23-25) are truly the centre of the Church's life:  the Church is built on this centre, thus becoming herself. In addition to this Eucharistic centre, in which the Church is constantly reborn - also in all of St Paul's theology, in all of his thought - these words have a considerable impact on Paul's personal relationship with Jesus.


The Cross, a blessing



On the one hand they testify that the Eucharist illumines the curse of the Cross, making it a blessing (Gal 3: 13-14), and on the other, they explain the importance of Jesus' death and Resurrection. In St Paul's Letters, the "for you" of the Institution of the Eucharist is personalized, becoming "for me" (Gal 2: 20) - since Paul realized that in that "you" he himself was known and loved by Jesus - as well as being "for all" (2 Cor 5: 14). This "for you" becomes "for me" and "for her [the Church]" (Eph 5: 25), that is, "for all", in the expiatory sacrifice of the Cross (cf. Rm 3: 25). The Church is built from and in the Eucharist and recognizes that she is the "Body of Christ" (1 Cor 12: 27), nourished every day by the power of the Spirit of the Risen One.


The other text, on the Resurrection, once again passes on to us the same formula of fidelity. St Paul writes:  "For I delivered to you as of first importance what I also received, that Christ died for our sins in accordance with the Scriptures, that he was buried, that he was raised on the third day in accordance with the Scriptures, and that he appeared to Cephas, then to the Twelve" (1 Cor 15: 3-5).


This "for our sins" also recurs in this tradition passed on to Paul, which places the emphasis on the gift that Jesus made of himself to the Father in order to set us free from sin and death.


From this gift of Jesus himself, Paul draws the most engaging and fascinating expressions of our relationship with Christ:  "For our sake he made him to be sin who knew no sin, so that in him we might become the righteousness of God" (2 Cor 5: 21); "You know the grace of our Lord Jesus Christ, that though he was rich, yet for your sake he became poor, so that by his poverty you might become rich" (2 Cor 8: 9). Worth remembering is the comment Martin Luther made, then an Augustinian monk, on these paradoxical words of Paul:  "This is that mystery which is rich in divine grace to sinners, wherein by a wonderful exchange our sins are no longer ours but Christ's, and the righteousness of Christ is not Christ's but ours" (Comments on the Psalms of 1513-1515). And thus we are saved.


In the original kerygma (announcement), passed on by word of mouth, the use of the verb "is risen" rather than "was risen" - which would have been more logical to use, in continuity with "died... and was buried" - deserves mention.


The verb form "is risen" has been chosen to stress that Christ's Resurrection has an effect on the existence of believers even today; we might translate it as:  "is risen and continues to live" in the Eucharist and in the Church. Thus all the Scriptures bear witness to the death and Resurrection of Christ because, as Ugo di San Vittore was to write, "the whole of divine Scripture constitutes one book and this one book is Christ, for the whole of Scripture speaks of Christ and is fulfilled in Christ" (De arca Noe, 2,8).


From Christ to Christ



If St Ambrose of Milan could say that "in Scripture we read Christ", it is because the early Church reinterpreted all the Scriptures of Israel, starting from and returning to Christ.


The enumeration of the apparitions of the Risen One to Cephas, to the Twelve, to more than 500 brethren and to James, culminates with the mention of the apparition to Paul himself on the road to Damascus:  "Last of all, as to one untimely born" (1 Cor 15: 8). Since he had persecuted God's Church, in this confession he expresses his unworthiness to be considered an Apostle on a par with those who had preceded him:  but God's grace within him was not in vain (1 Cor 15: 10).


Thus, the overwhelming affirmation of divine grace unites Paul with the first witnesses of Christ's Resurrection:  "Whether then it was I or they, so we preach and so you believed" (1 Cor 15: 11).


The identity and unity of the Gospel proclamation is important; both they and I preach the same faith, the same Gospel of Jesus Christ who died and is risen and who gives himself in the Most Holy Eucharist.


The importance that he confers on the living Tradition of the Church, which she passes on to her communities, shows how mistaken is the view that attributes the invention of Christianity to Paul; before evangelizing Jesus Christ, his Lord, Paul has met him on the road to Damascus and visited him in the Church, observing his life in the Twelve and in those who followed him on the roads of Galilee.


In the next Catecheses we will have the opportunity to examine the contributions that Paul made to the Church of the origins.


However, the mission he received from the Risen One to evangelize the Gentiles needed to be confirmed and guaranteed by those who offered him and Barnabas their right hand in fellowship, as a sign of approval of their apostolate and their evangelization and of their acceptance into the one communion of Christ's Church (cf. Gal 2: 9).


One then understands that the expression "even though we once regarded Christ from a human point of view" (2 Cor 5: 16) does not mean that his earthly life has little importance for our development in the faith, but that since his Resurrection our way of relating to him has changed.


He is at the same time the Son of God "who was descended from David according to the flesh and designated Son of God in power according to the Spirit of holiness by his Resurrection from the dead", as Paul was to recall at the beginning of his Letter to the Romans (1: 3-4).


The more we try to trace the footsteps of Jesus of Nazareth on the roads of Galilee, the better we shall be able to understand that he took on our humanity, sharing it in all things except sin. Our faith is not born from a myth or from an idea, but from the encounter with the Risen One in the life of the Church.


To special groups



I offer a warm welcome to all the English-speaking pilgrims and visitors here today, including the choir from New Zealand and the groups from Britain and Ireland, Scandinavia, Africa, Australia and the Far East. I greet in particular the new students from the Venerable English College and the priests from Ireland who are taking part in a renewal course. May your pilgrimage renew your faith in Christ present in his Church, after the example of the Apostle St Paul. May God bless you all!


My thoughts go lastly to the young people, the sick and the newlyweds. Dear young people, always be faithful to the Gospel ideal and put it into practice in your daily activities. Dear sick people, may the Lord's grace be a support to you in your suffering every day. And to you, dear newlyweds, I address a fatherly welcome, inviting you to open your souls to divine love so that it may enliven your family existence.


L'OSSERVATORE ROMANO Edizione quotidiana 2 ottobre 2008

Imposto il coprifuoco nello Stato dell'Orissa


India, ancora attacchi

alle comunità cristiane





Bhubaneswar, 1. Le autorità dello Stato dell'Orissa, nell'est dell'India, hanno imposto il coprifuoco diurno e notturno nel distretto di Kandhamal dopo i nuovi scontri tra hindu e cristiani che hanno portato alla morte di una donna e al ferimento di quattordici persone. Nelle ultime settimane gli efferati attacchi di violenza nei confronti delle comunità cristiane continuano senza sosta. Dal 24 agosto a oggi sono quarantasette le persone che hanno perso la vita, tutte "colpevoli" di essere cristiani.

"Nell'ultimo episodio di violenza - riferisce all'agenzia di stampa Ucanews, padre Leo Parichha, parroco di Sukanada - gruppi radicali armati hindu hanno attaccato i villaggi di Gadaguda e Rudangia, nel distretto di Kandhamal, e hanno selettivamente danneggiato e in parte distrutto solo le case dei cristiani. I responsabili degli attacchi erano armati con bombe molotov, coltelli, spade e bastoni hanno colpito le vittime mentre stavano dormendo nello loro abitazioni. Io - aggiunge il sacerdote - ho dovuto abbandonare di fretta la chiesa per mettermi in salvo".


Alcuni giorni prima dell'attacco avvenuto nella notte del 25 settembre - ricorda il parroco - centinaia di fanatici hanno distrutto una chiesa, la casa canonica e il convento delle suore missionarie della Carità.


Padre Parichha ha riferito che nei villaggi cattolici e protestanti non si aspettavano tali efferati attacchi. Nel villaggio di Rudangia trentacinque famiglie su quaranta appartengono alla Chiesa cristiana, mentre a Gadaguda vivono venticinque famiglie cristiane e cinque hindu.


"È stato veramente orribile - raccontano i superstiti - vedere gli attentatori che lanciavano molotov sulle case e non appena le persone tentavano di uscire dalle abitazioni per cercare di salvarsi le inseguivano armati di coltello, bastoni e spade per colpirli violentemente".


La polizia ha reagito duramente, ricorrendo in alcuni casi alle armi per fermare gli hindu. Oltre venti persone sono state arrestate.


Secondo fonti dell'arcidiocesi di Cuttack-Bhubaneswar, alcuni giorni fa un cattolico è stato pesantemente ingiuriato da alcuni estremisti hindu e torturato perché si era rifiutato di abbandonare la propria fede religiosa. L'uomo adesso si trova ricoverato in ospedale in gravi condizioni.


Lo scorso 28 settembre i corpi senza vita di due uomini e una donna sono stati ripescati dalle acque del fiume Salunki, nel distretto di Kandhamal; lo stesso giorno una trentina di case abitate da cattolici sono state date alle fiamme.


"Questi attacchi - sottolinea padre Parichha - non si verificano senza il supporto delle famiglie locali hindu, le quali aiutano, sostengono e incitano gli estremisti a usare violenza nei confronti dei cristiani. L'odio ha diverse radici tra le quali la gelosia per i progressi dei cristiani e il desiderio di impossessarsi delle loro terre.


Gli attacchi hanno anche un significato politico per i gruppi di fanatici hindu che trovano sostegno nel partito pro-Hindu Bharatiya Janata party, che fa parte della coalizione al Governo.


La violenza ha avuto inizio il giorno dopo l'uccisione di un leader religioso hindu e quattro associati avvenuto lo scorso 23 agosto nel distretto di Kandhamal. La vittima, Swami Laxmanananda Saraswati, per decenni si era opposto alle attività missionarie e alle conversioni cristiane. Un gruppo maoista aveva rivendicato l'uccisione di Laxmanananda Saraswati, ma gli estremisti hindu hanno accusato i cristiani della morte del loro leader. Fino a oggi - conclude Ucanews - sono state distrutte 4.500 case cristiane, cento chiese e venti istituzioni ecclesiali cristiane inclusi conventi e presbiteri. Quasi tutti gli attacchi si sono verificati nell'area di Kandhmal dove ha sede il quartier generale dei terroristi hindu.


La violenza, infine, ha costretto circa cinquantamila persone a nascondersi nelle foreste, a vivere nei campi profughi o a trasferirsi in altre città.


L'OSSERVATORE ROMANO Edizione quotidiana 2 ottobre 2008

Romano Guardini e il senso della Chiesa

L'incantesimo è finito
Il cristiano torni alla realtà






Nel 1922 Romano Guardini raccolse nel libro Il senso della Chiesa le sue lezioni tenute l'anno precedente all'università di Bonn. Le lezioni avevano entusiasmato l'uditorio coinvolto in un clima generale di risveglio culturale e religioso. In occasione del quarantesimo anniversario della morte del teologo riproponiamo alcuni stralci dal primo capitolo dell'opera nella traduzione pubblicata nel 2007 dall'Editrice Morcelliana.



di Romano Guardini


Si è iniziato un processo di incalcolabile portata:  il risveglio della Chiesa nelle anime. Naturalmente questo va inteso nel suo giusto significato. Presente, la Chiesa lo è sempre stata ed ha avuto sempre e in tutti i tempi valore decisivo per il credente che ne accettava la dottrina e ne seguiva i precetti. Con la sua solida, sostanziale realtà essa è stata per lui sostegno e sicurezza. Ma quando, verso la fine del medioevo, l'evoluzione individualistica ebbe raggiunto un certo grado, la Chiesa non venne più sentita come contenuto della vita religiosa vera e propria. Il fedele viveva bensì nella Chiesa e da lei si lasciava guidare, ma viveva sempre meno la Chiesa. La vita religiosa inclinava sempre più verso la pietà personale e quindi la Chiesa fu sentita come limite e forse anche come opposizione a questa sfera dell'individualità; in ogni modo come qualche cosa che imponesse un freno al fattore personale e quindi al vero atteggiamento religioso. E, a seconda della mentalità del singolo individuo, la regola apparve, a volta a volta benefica o inevitabile, o oppressiva. (...)

Ora, su che cosa si basava questo atteggiamento?


Vi abbiamo già accennato:  sul soggettivismo e sull'individualismo dei nostri tempi. La religione fu sentita come appartenente soltanto alla sfera della soggettività (...) La realtà oggettiva religiosa, la Chiesa, era per il singolo principalmente un ordinamento del campo della religiosità personale, una sicurezza contro le deficienze della soggettività. Quanto trascendeva tutto questo, l'oggettivo, levandosi in una libera altezza, scevra da determinati fini, stava in generale come alcunché di freddo e spiritualmente rozzo di fronte alla personalità. Perfino il consenso e l'entusiasmo, che gli erano offerti, erano in molti qualche cosa di esteriore e di individualistico che aveva, dal punto di vista psicologico, molta affinità con l'antico patriotismus.


Guardando più attentamente, vediamo che non si era più neppure coscienti che l'oggetto della religione fosse reale. Questa tendenza dominò universalmente la vita religiosa nella seconda metà del diciannovesimo e al principio del ventesimo secolo. (...) In verità, per l'uomo di quell'epoca era dubbio se addirittura esistesse l'oggetto.


Egli non possedeva alcuna coscienza immediatamente solida della realtà delle cose e, in fondo, neppure della propria. Creazioni del pensiero, come il conseguente solipsismo, non posavano su conclusioni logiche, ma erano tentativi di interpretazione di quest'esperienza di soggettività. (...) E questo vale anche per la religione:  quanto non era dato immediatamente per via logica o psicologica non aveva più potere di convincere, anzi, senz'altro non convinceva più.


Sicuro era per l'individuo solo quello che egli personalmente provava, sentiva, viveva, sperimentava, e poi inoltre i concetti, le idee e le esigenze del suo pensiero. Quindi anche la Chiesa doveva esser sentita non come realtà religiosa, che riposasse su se stessa, ma come valore-limite del soggettivo, non come vita vivente, ma come istituzione formale.


Anche la vita religiosa era individualistica, dispersa, priva di carattere comunitario. L'individuo viveva per sé:  "Io e il mio Creatore" era per molti la formula unica. La comunità non era qualche cosa di originario, ma veniva solo in seconda linea; non preesisteva, ma era pensata, voluta, istituita. Il singolo andava, sì, verso gli altri, si occupava di loro, li chiamava presso di sé; ma non stava intimamente tra loro, non formava con loro una vivente unità. Non vi era comunità ma organizzazione, come dappertutto, così anche nell'ambito religioso. Quanto poco "comunità" si sentivano i fedeli anche negli atti del culto! Quanto poco cosciente della comunità parrocchiale era il singolo fedele! Perfino il Sacramento della comunanza, la "Comunione", veniva concepito individualisticamente.


Inoltre, a rafforzare questa tendenza, venne la mentalità razionalistica dell'epoca. Si ammetteva soltanto quello che si poteva "concepire", "calcolare". Si cercò di rimpiazzare le qualità delle cose, nella loro indistruttibile originarietà, con relazioni di massa determinate matematicamente; di sostituire delle formule chimiche alla vita.


Invece che di anima, si parlò di processi psichici; l'unità vivente della personalità venne considerata come un fascio di stati e di attività. Quel periodo non aveva contatto diretto che con quanto è sperimentalmente dimostrabile. (...) Tutto questo esercitava il suo influsso anche sulla figura della Chiesa, che appariva principalmente quale istituzione religiosa in certo modo utilitaria e giuridica. Ma quanto in essa vi è di mistico, quello che sta dietro agli scopi e alle istituzioni tangibili, quello che è espresso nel concetto del Regno di Dio, del Corpo mistico di Cristo, non era sentito direttamente.


Tutto questo ora subisce una trasformazione profonda. Nuove forze si sono affermate in quelle enigmatiche profondità dell'essere umano dove attingono stimolo e direzione i moti della vita dello spirito. Ora sentiamo la realtà come dato di fatto originario:  essa non è più quella cosa dubbia davanti alla quale preferiamo ritirarci nella validità logica, che appare più sicura e più salda. Essa è altrettanto sicura, anzi ancora di più, perché primordiale e più ampiamente comprensiva e completa. Vari sintomi stanno ad indicare che ora si vuol pretendere il reale concreto quale unico dato e riferire ad esso ciò che è valido astrattamente. Non ci dobbiamo stupire di un nuovo nominalismo:  questa coscienza della realtà è venuta all'uomo a volte proprio come un'esperienza di vita. Il nostro tempo riscopre formalmente che le cose sono e sono in una determinatezza propria, originaria e creaturale, che non si può sottoporre a calcolo. Il concreto, nella sua illimitata ricchezza, diviene esperienza vissuta e così pure diviene esperienza la felicità di poter osare di penetrarvi e in esso procedere. Ne deriva anche un senso di libertà e di pienezza:  io sono reale e reale è questa cosa che mi sta dinanzi nella sua propria determinatezza! Pensare è una relazione vivente che passa da me alla cosa - e chissà? forse anche dalla cosa a me; agire è mettersi in un vero e proprio rapporto con essa:  vivere è un reale evolversi, un procedere tra le cose, un aver comunanza con delle entità, un reciproco dare e ricevere.


Sempre più inconcepibile ci appare quella riserva critica che prima era ritenuta perfetta spiritualità ed era come un incantesimo che bandisse gli uomini dalla ricchezza plenaria della realtà in un morto mondo di schemi. Il nuovo idealismo, contro il quale per tanto tempo erano stati vani tutti gli attacchi della logica (...) non ha più bisogno di essere confutato. L'incanto è svanito e ci domandiamo come abbiamo potuto sopportarlo così a lungo. S'attua un grande risveglio alla realtà.


Ed anche alla realtà metafisica. Io credo che nessuno, - a meno che non voglia mantenere una posizione antecedentemente assunta - nessuno che viva l'epoca attuale o magari precorra il tempo, dubiti sul serio della realtà dell'anima. Già si parla di "un mondo delle cose spirituali" il che vuol dire che lo psichico è ritenuto abbastanza reale per vedervi un intero ordine ontologico che trascenda quello sensibile. Per la scienza rimane spesso solo la difficoltà di trovare il passaggio dalla precedente negazione, divenuta dogmatica, al fatto inconfutabilmente chiaro che c'è davvero un'anima.


E altrettanto certamente vi è un Dio. La corrente occultistica e antroposofica - in sé poco consolante - è una prova di quanto forte già sia questa coscienza metafisica della realtà. Di fronte a essa sorge addirittura il compito di mantenere nella pura spiritualità l'idea della anima e di Dio e di lasciare il loro buon diritto alle materie sperimentabili. La stessa tendenza si rivela nella rinascita attuale del pensiero platonico. Le forme spirituali sono considerate come metafisicamente attive e non più soltanto legate alla struttura logica della coscienza. E così è per molto altro.


Così risulta un dato immediato anche la comunità. L'appartarsi in se stessi non vale più, come venti anni fa, quale unica posizione degna di essere tenuta, ma piuttosto appare invece atteggiamento problematico, improduttivo e impotente. L'esperienza che "vi sono gli uomini" è intensamente vissuta come quella che "vi sono cose, v'è un mondo". Anzi questa è ancora più forte, perché ci riguarda più da vicino. Vi è l'altro uomo, come vi sono io. Ognuno mi è congiunto, ma ognuno è anche un mondo a sé, di insostituibile valore. Donde la conseguenza appassionante che noi siamo per natura uniti, siamo fratelli, sorelle! È naturale che il singolo stia nella comunità; questa non si forma solo quando l'uno si volge verso l'altro, o rinuncia a una parte della propria indipendenza, ma la comunità è altrettanto primordiale e fondamentale quanto il compito di portare alla sua perfezione la propria personalità.


Questa coscienza dell'unione fra gli uomini acquista un significato e un carattere proprio:  diviene coscienza di popolo. Il vocabolo "popolo" non significa "massa", o "gente incolta" o "primitivi", la cui vita spirituale e il mondo dei valori e delle cose non siano evoluti. Tutte queste interpretazioni vengono dal pensiero liberale, illuministico, individualistico. Ora il tono è del tutto diverso; qualche cosa di essenziale sta sorgendo. "Popolo" è l'unione originaria degli uomini che per specie, paese e evoluzione storica nella vita e nei destini sono un tutto unico.


Queste profonde trasformazioni debbono giungere a valere anche nella comunità religiosa. La realtà delle cose, la realtà dell'anima, la realtà di Dio ci si presentano con nuovo vigore. La vita religiosa nel suo oggetto, nel suo contenuto, nel suo sviluppo, è un'autentica realtà, un atteggiamento dell'anima vivente verso il Dio vivente. È una vita reale rivolta a Lui, non un semplice sentimento o una pura entità ideale. È un obbedire e un seguire, un ricevere e un donare. Il problema, in fondo, non è più:  Vi è un Dio?, ma:  come è questo Dio? dove lo trovo? quale è la mia posizione di fronte a Lui? come posso giungere a Lui? Non ci si domanda più se, ma come si debba pregare, non se, ma quale ascesi sia necessaria.


In questo atteggiamento religioso s'inserisce in modo vissuto anche il prossimo. È una comunità religiosa, non una semplice giustapposizione di individui singoli chiusi in se stessi, ma di una realtà che trascende i singoli:  Ecclesia. Essa comprende il popolo, abbraccia l'umanità, attrae a sé anche le cose, il mondo intero. E così riacquista l'ampiezza cosmica dei primi secoli e del Medioevo.


La figura della Chiesa, del Corpus Christi mysticum, come si presenta nelle epistole di san Paolo agli Efesini e ai Colossesi, acquista una forza tutta nuova. Sotto la guida del suo Capo, Cristo, la Chiesa comprende "tutto quello che sta in cielo, in terra e sotto la terra" (cfr. Filippesi, 2, 10). Nella Chiesa tutto è legato a Dio, gli uomini, gli angeli e le cose. In essa comincia fin da ora la grande rinascita alla quale "tutta la creazione anela" (cfr. Romani, 8, 19 ss.).


Questa unità, però, non è una esperienza di vita caotica, non è soltanto una corrente di sentimento. Si tratta di una collettività che dogma, liturgia e diritto hanno contribuito a formare:  non semplice collettività, ma comunità, non solo movimento religioso, ma vita di Chiesa, non una romanticheria dello spirito, ma realtà ontologica ecclesiale.


Questo modo d'essere in comunità è tuttavia sostenuto, come dal circolare pulsante del sangue, dalla coscienza della vita sovrannaturale. Come nella sfera della spiritualità si afferma ovunque la vita - che è tanto enigmatica e pur di tanto immediata penetrazione intuitiva - così accade anche nel sovrannaturale. La grazia è vita reale; l'agire religiosamente è un elevarsi ad un modo di vita più alto; la comunità è comunione di vita e tutte le forme sono forme vitali.


Tutto questo si può riassumere in una parola:  la realtà di fatto immensa, la "Chiesa", è nuovamente viva e noi comprendiamo che essa è veramente l'Uno e il Tutto. Intuiamo in parte la passione con la quale l'abbracciarono i grandi Santi che per essa combatterono. Forse, prima, le loro parole ci saranno qualche volta suonate come vuote frasi, ma ora, invece, quale luce si leva! Il pensatore vedrà, estasiato, nella Chiesa l'ultima poderosa riduzione ad unum di tutte le entità. L'artista sperimenterà in essa, con potenza di intima commozione, la grandiosa forza formativa, l'attitudine a trasfigurare, a sublimare tutto il reale per mezzo di un'altissima potenza di chiarità e di bellezza.


L'OSSERVATORE ROMANO Edizione quotidiana 2 ottobre 2008

Presentato «L'inverno più lungo» di Andrea Riccardi


Salvando Roma

salvò gli ebrei




di Raffaele Alessandrini


Èmolto probabile che anche Karl Rahner oggi plaudirebbe con trasporto di fronte al nuovo studio di Andrea Riccardi L'inverno più lungo 1943-44:  Pio xii, gli ebrei e i nazisti a Roma (Roma-Bari, Laterza, 2008, pagine 404, euro 18) presentato martedì 30 settembre presso la sede romana delle Edizioni Laterza. Il teologo di Friburgo, il 29 febbraio 1964 - e quindi un anno dopo la prima rappresentazione del dramma teatrale Der Stellvertreter di Rolf Hochhuth - in una conferenza all'Accademia Cattolica di Baviera ebbe a osservare come in ambito conciliare, in quel periodo, si stesse criticando un certo atteggiamento "trionfalistico clericale" per il quale la Chiesa è davvero tutto, e cioè "maestra di popoli nonché saggia e navigata madre degli uomini", sottacendo però come perfino il più pio dei cristiani, pur fedele alla Chiesa e ai suoi principi, possa a volte anche prendere decisioni sbagliate dalle conseguenze pesanti per la vita pubblica e privata. La stessa colpa però, all'inverso - notava Rahner - si riscontra altrettanto spesso tra i laicisti, o nel clero di mentalità laicale. Secondo questi ultimi, ad esempio, "la Chiesa avrebbe dovuto prevedere tutte le conseguenze della svolta impressa dall'editto costantiniano (...) avrebbe avuto la possibilità di evitare tutti gli errori e tutte le conclusioni teologiche precipitate che finirono per condurre poi alla persecuzione degli eretici, alle guerre di religione (...) insomma, a tutti gli eventi più neri della storia ecclesiastica. A loro parere nella difesa degli ebrei, Papa Pio xii avrebbe dovuto procedere in modo completamente diverso - e naturalmente così come la pensano essi oggi".

In effetti il lavoro di Riccardi si pone all'attenzione degli studiosi per una peculiarità di fondo più volte rilevata nel corso della presentazione. Sia il senatore Francesco Cossiga, sia il cardinale Camillo Ruini come pure gli storici Anna Foa e Lutz Klinkhammer, concordano con diversità di sfumature, nel ritenere il volume di Riccardi "opera ad ampio respiro storico intorno a vicende di una complessità drammatica", ove non risalta solo la vicenda degli ebrei e la loro tragica persecuzione, insieme a quella dei loro persecutori, dei collaborazionisti, dei testimoni silenziosi e terrorizzati, ma anche l'azione e la disponibilità dei coraggiosi e anche di una Chiesa che nelle sue diverse componenti - gerarchia, clero, religiosi, religiose e laici - si adopera in moltissimi modi e con evidenti risultati ad accogliere, proteggere, nascondere quanti si trovino in condizioni di pericolo. Gli ebrei innanzitutto; ma non solo gli ebrei. Realtà di fronte alle quali lo studioso ha inteso porsi non come apologeta, né come giudice bensì come idealmente partecipe. Sono situazioni da leggere e da capire ricordando vicende di persone singole, talune umili, altre più famose, alcune delle quali in parte già note e studiate da Riccardi - basti solo ricordare la figura di monsignor Roberto Ronca "alla testa del più grosso centro di asilo e di opera clandestina che era il Laterano extraterritoriale"  -  ma  altre  assolutamente nuove, e comunque viste con un ampiezza e una varietà di prospettive inusuali. Il lavoro di Riccardi è del resto un'opera matura, frutto di decenni di ricerche, di indagini, di confronti e di riflessioni significativamente dedicato dall'autore al maestro Pietro Scoppola.


Fu lui che negli anni Settanta, suggerì all'allora giovane borsista, di indagare sulla "resistenza" passiva di Roma. Entrare giorno dopo giorno nella realtà di quei nove mesi che vanno dal settembre 1943 al giugno 1944 peraltro non sarebbe stata impresa semplice, ammette lo stesso Riccardi. Il periodo in questione, dolorosamente segnato dalla funesta giornata del 16 ottobre con il rastrellamento del ghetto ebraico e le deportazioni nei lager, non può non riproporre del resto anche il tema dei "silenzi" di Papa Pio xii. Ma è il Papa per primo ad essere ben consapevole della difficoltà della sua scelta, come un giorno confida apertamente al delegato apostolico Angelo Giuseppe Roncalli.


La posizione del Papa - come ha sottolineato il cardinale Ruini - risulta chiarissima e si comprende alla luce di tre ordini diversi di considerazioni:  in primo luogo, una denuncia pubblica si mostra inefficace e controproducente e si volgerebbe a danno dei cattolici e degli stessi ebrei. Ecco allora l'opzione silente e operosa dell'etica della testimonianza. Far parlare i fatti piuttosto che lanciare proclami. Si tratta infine di preservare Roma dalla guerra guerreggiata. Anche la Chiesa del Vaticano ii, ricorda del resto il cardinale Ruini, adotterà un contegno non dissimile nei confronti delle persecuzioni condotte dai regimi comunisti dell'Est europeo richiamando la nota espressione del cardinale Agostino Casaroli "il martirio della pazienza". La Santa Sede aveva infatti sperimentato come nell'immediato dopoguerra, e negli anni Cinquanta, il mutato atteggiamento, di condanna aperta nei confronti delle persecuzioni, avesse sortito effetti devastanti nei Paesi sottoposti al giogo comunista.


Ora nei nove mesi che corrono dall'armistizio alla liberazione dell'Italia, solo una resistenza passiva come si apprende dalla voce stessa - viva e colorita - di alcuni dei più diretti collaboratori del Papa, quali monsignor Antonio Traglia, è l'unica plausibile e attuabile dai cristiani:  "Bisogna non rendere più difficile la situazione della popolazione, perché poi si può resistere quando c'è speranza di un risultato... se invece non c'è questa speranza sarebbe da sciocchi. Non se po' fa' la guerra con i manici di scopa contro i carri armati".


Eppure anche così c'è modo di mostrare coraggio, solidarietà e accoglienza. Istituti, case religiose e conventi aprono le porte; nascondono; arrivano perfino a costruire nuove identità agli ospiti. Basti pensare alla false carte d'identità fatte dalle suore benedettine di Priscilla, come ricorda Klinkhammer. Ma la stessa Città del Vaticano diviene rifugio di diversi clandestini più o meno illustri:  emblematici i casi di Eva Maria Jung o dello storico del concilio di Trento Hubert Jedin.


Osserva Anna Foa come sia incontestabile l'esistenza di un chiaro piano di coordinamento in tutta questa strategia di aiuti, di accoglienza e di protezione dei perseguitati. Una rete complessa e ben organizzata che peraltro viene a connettersi all'indomani del 16 ottobre. All'inizio il primo moto di solidarietà nei confronti degli ebrei è un fenomeno spontaneo tipico del popolo romano di allora.  È  questa  infatti  una Roma indicibilmente  diversa  rispetto  a quella odierna:  più piccola, più unita e familiare. E, come ricorda il cardinale Ruini, anche il Papa e la curia sono romani, non solo di nome ma anche di fatto.


Proprio Roma e la sua sicurezza sono la preoccupazione principale di Pio xii. Egli conosce a fondo e da vicino la Germania e il nazismo fin dagli anni in cui è stato nunzio a Berlino e in seguito, da segretario di Stato, primo e più fedele collaboratore di Pio xi, checché se ne dica. Egli soppesa i rischi per l'incolumità della Città aperta e per l'extraterritorialità dello stesso Stato vaticano derivanti da una condanna esplicita. Del resto Riccardi, ad alcuni rilievi sulle fonti d'archivio, sollevati da Klinkhammer ricorda l'esistenza di una lettera indirizzata a Pio xii da alcuni ebrei che dicono testualmente "Non sappiamo neppure suggerire che cosa fare". Alla fine della guerra duemila saranno i morti ebrei di Roma, e diecimila i salvati.


Non è però questione di numeri. Nel volume si ricorda quando il filosofo francese Emanuel Lévinas riferendosi alla tragedia della Shoah parla di sconfitta della cultura cristiana europea. Con analogo atteggiamento Riccardi conclude il suo libro ricordando le parole di una sopravvissuta del 16 ottobre, scampata allo sterminio:  "quanti anni sono andati in fumo nei forni crematori dei lager, nel più mostruoso furto della storia?". Non essere riusciti a impedire una simile mostruosità - dice Riccardi - è stata una sconfitta di tutti, tedeschi, italiani, cristiani europei soprattutto. "Per questo anche le storie dei coraggiosi o degli onesti si collocano nel clima cupo di una pagina oscura della storia, che non si presta all'enfasi o all'esaltazione di nessuno." Questo libro di storia su Roma occupata è un esortazione buona per l'uomo di oggi a considerare se stesso e gli altri in una prospettiva di comune e reciproca responsabilità - e compassione fraterna - al di là delle appartenenze e degli schieramenti. E nondimeno di fronte a tanto dolore ci aiuta pur sempre ricordare che il decorso delle vicende non è mai sempre uguale a se stesso. "Anche nelle ore più oscure la storia ha diversi colori".